Juillet 2023 bat le record de la température mondiale la plus élevée depuis 120 000 ans.

Après un mois de juin caniculaire, de vastes régions des États-Unis et du Mexique, du sud de l'Europe et de la Chine ont connu des vagues de chaleur exceptionnelles en juillet 2023, dépassant plusieurs records locaux de températures élevées.

Après un mois de juin record en termes de chaleur et une série d'événements météorologiques extrêmes, les données ERA5* du service Copernicus sur les changements climatiques montrent que les trois premières semaines de juillet ont déjà battu plusieurs records de température importants. Ces fortes chaleurs ont provoqué des vagues de chaleur en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, ainsi que des feux de forêt au Canada, en Grèce et en Afrique du Nord.

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Dans certaines régions d'Espagne, de France, d'Italie, de Grèce, de Turquie et d'Afrique du Nord, les températures ont atteint un niveau classé « extrêmement dangereux » par le système de prévision des risques d'incendie EFFIS. Plusieurs décès liés à la chaleur ont été confirmés aux États-Unis, notamment parmi les migrants à la frontière américano-mexicaine. Au Mexique seulement, plus de 200 personnes sont décédées des suites de la canicule.

En Italie et en Espagne, de nombreuses personnes, ainsi que plus de 100 millions d'habitants du sud des États-Unis, sont concernées par une alerte canicule. Cette hausse des températures a entraîné une augmentation de la consommation d'énergie dans ces régions et a également affecté négativement des cultures essentielles, comme l'huile d'olive en Espagne et le coton en Chine.

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Les fortes chaleurs qui ont sévi dans la région méditerranéenne, conjuguées à des vents violents, ont créé des conditions propices à une série d'incendies de forêt en Afrique du Nord, l'Algérie et la Tunisie étant les pays les plus touchés. L'Algérie a été le pays le plus durement frappé par la canicule : on y déplore plus de 30 morts, dont 10 pompiers, et environ 1 500 personnes évacuées en raison de près de 100 incendies. La plupart des feux étaient maîtrisés le 26 juillet.

En Algérie et en Grèce, les données sur le pouvoir radiatif des feux révèlent des pics marqués le 24 juillet, dus à la forte chaleur. Par ailleurs, le Maroc a également connu des feux de forêt supérieurs à la moyenne, qui ont débuté au début du mois et se sont poursuivis jusqu'à la mi-juillet.

INCENDIES EN GRÈCE

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La Grèce est confrontée à une vague de chaleur sans précédent, selon les autorités, et les prévisions météorologiques n'annoncent aucune amélioration dans les prochains jours, ce qui pourrait entraîner une augmentation de la pollution. Les prévisions de l'institut CAMS concernant les PM2,5 indiquent des émissions continues dans les prochains jours, notamment sur l'île de Rhodes.

D'après les données du Système mondial d'assimilation des feux (GFAS) du service de surveillance de l'atmosphère Copernicus, les émissions liées aux feux de forêt en Grèce ont fortement augmenté le 17 juillet. Outre les importants incendies qui se sont déclarés en Attique, près d'Athènes, des feux de moindre ampleur ont également été signalés dans diverses régions du pays, notamment en Eubée et à Corfou. Ces incidents sont survenus alors que la Méditerranée connaissait une vague de chaleur sans précédent.

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En raison des températures élevées, la puissance radiative totale des incendies était considérablement supérieure à la moyenne des 20 dernières années. À cette date, la hausse des températures et l'intensification des feux de forêt se sont déclarés à l'ouest d'Athènes et sur l'île de Rhodes, contraignant près de 20 000 personnes à évacuer leur domicile, selon les informations du ministère du Changement climatique et de la Protection civile.

D'après les données du CAMS GFAS, les émissions de carbone dues aux feux de forêt en Grèce ont atteint leur niveau le plus élevé en juillet, avec un écart de température important par rapport aux années précédentes. Au 25 juillet, plus d'un mégatonne de carbone avait déjà été émise.

La saison des feux de forêt, attisée par les fortes chaleurs en Grèce, a enregistré la plus grande superficie brûlée jamais recensée, avec plus de 35 000 hectares touchés, selon le Système européen d'information sur les feux de forêt (EFFIS). Les satellites Copernicus Sentinel ont capturé des images montrant l'étendue et l'intensité des incendies en Grèce, révélant notamment l'immense cicatrice laissée par le feu en Attique le 19 juillet, ainsi que les températures élevées.

PRINCIPALES CONCLUSIONS

Des scientifiques de l'Initiative mondiale d'attribution météorologique ont mené des recherches afin d'évaluer dans quelle mesure les changements climatiques d'origine sociétale ont modifié la probabilité et l'intensité des températures extrêmes en juillet dans ces trois régions. Il semblerait que l'impact d'une vague de chaleur ne soit perceptible que quelques semaines plus tard, car il est nécessaire d'attendre la collecte des certificats de décès ou l'analyse de la surmortalité par les scientifiques pour appréhender pleinement les conséquences liées à la température.

D'après les rapports du GIEC, les vagues de chaleur sont aujourd'hui fréquentes. L'Amérique du Nord, l'Europe et la Chine ont connu une augmentation de la fréquence de ces épisodes ces dernières années, conséquence du réchauffement climatique induit par les activités humaines et ses répercussions sur les températures.

Les changements climatiques d'origine humaine ont rendu ces épisodes de chaleur plus fréquents. En Chine, un tel événement se serait produit environ une fois tous les 250 ans, tandis qu'aux États-Unis, au Mexique et en Europe du Sud, la chaleur extrême observée en juillet 2023 aurait été pratiquement impossible sans le réchauffement causé par les émissions de combustibles fossiles et leurs conséquences sur la température.

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